South Park Saison 17

Enfin! Suivant religieusement cette série depuis toute jeune, me voici revitalisée en rires et en absurdités! Un vrai retour du classique South Park qui continu d’évoluer avec perfection et excessivité dans notre quotidien sociétal actuel.

Finalement sortie en dvd, la saison 17 de South Park se redresse vigoureusement dans la qualité de son contenu et dans sa régularité d’histoires bien écrites malgré deux ou trois épisodes qui perdent en force dans l’exploitation plus ou moins adéquate de leur sujet. En effet, comparé aux saisons précédentes, qui étaient composées de 14 épisodes, celle-ci nous en offre 10, comprenant une «trilogie » épisodique hilarante parodiant Trône de Fer ainsi que diverses célèbres œuvres appartenant au fantastique (et à la science-fiction). Comme quoi, viser sur la qualité plutôt que la quantité est souvent une décision fructueuse! Chapeau aux créateurs Trey Parker et Matt Stone qui savent encore offrir à leurs fans ce monde sans censure dans sa démesure dont nous raffolons tous!!!

Le premier CD débute avec l’épisode plus ou moins cohérent : « Let Go, Let Gov », où le NSA et DMV (agences de protection gouvernementale des États-Unis) sont ridiculisés et pointés du doigt au travers de Carteman, qui incarne un genre d’Edward Snowden. Faisant référence au Gospel «Let Go, Let God », cet épisode ouvre sur de bonnes blagues dénonçant le certain ridicule des réseaux sociaux comme Twitter (Alec Baldwin présentant la nouvelle sensation médiatique : Shitter! imposant automatiquement nos pensées à l’ouïe de tous), mais qui finissent par se développer sous un ton plutôt geignard et prêcheur. Suit alors le second épisode : « Informative Murder Porn », remontant le registre de cette prémise dans une histoire complètement loufoque, se moquant, comme à son habitude, des modes populaires des adultes aux travers du regard de leurs enfants qui utilisent le jeu célébre Minecraft pour empêcher les parents de s’entretuer à travers leur dépendance à la pornographie meurtrière. Troisième épisode, « World War Zimmerman », vient véritablement redéfinir le visage authentique de la série dans son humour poussé au top de l’inapproprié. Ici, parodiant le film World War Z et le procès de George Zimmerman, Carteman se prend pour Brad Pitt et désire défendre la terre d’une attaque qu’il redoute, l’attaque des noirs qui se soulèveraient contre les blancs. Du beau gros n’importe quoi comme on l’aime! J’ai moins apprécié la partie «Goth Kids 3 : Dawn of the Posers », une caricature satirique de la mode gothique, emo et vampirique, qui laissait Kyle, Carteman, Stan et Kenny de côté pour nous plonger dans une histoire un peu bâclée où les gothiques et les ‘vampires’ tentent de sauver South Park d’une épidémie de l’effet « Emo » sur ses jeunes. Une chance que le caméo d’Egar Allan Poe offrait une référence culturelle maligne et désopilante à l’épisode. Le premier CD se termine avec « Taming Strange », un épisode possédant des blagues dérangeantes et vaudevillesques, basé sur la performance controversée de Miley Cyrus en 2013 aux MTV Video Music Awards, de la puberté, et ridiculisant de nouveau les Canadiens pour leur système de santé gouvernemental défectueux. Une partie bien pensée, mais qui tourne autour du pot, sans vraiment atteindre le potentiel du sujet abordé.

Le second CD ouvre avec l’épisode « Ginger Cow », un épisode fascinant, sujet à des débats fort intéressants, où Carteman déguise une vache en rouquine pour se moquer (éternellement) de Kyle, mais qui accidentellement provoque la paix dans le Moyen Orient par ce geste en apparence prophétique. Un épisode qui prouve la capacité des auteurs à maintenir un niveau élevé de qualité dans leur sujet choquant, malgré le temps d’antenne trop court qui est offert à son thème. Vient alors la fameuse trilogie épisodique qui est LE point culminant de cette dix-septième série de South Park. Formée de « Black Friday », « A Song of Ass and Fire » et « Titties and Dragons », tous les enfants de South Park et leur « clique » (les maternels, les gothiques, les fans de Star trek, ceux du Trône de Fer, etc.) vont combattre et former des alliances pour amener à un nouveau niveau la guerre des consoles (entre PS4 et XBOX) qui s’annonce sanglante et qui prendra place le jour du « Black Friday ». Trois épisodes extrêmement divertissants, une magnifique critique sociale comparant les consommateurs à des zombies, et une hilarante parodie de la frénésie qui s’est développée autour de l’émission Trône de Fer. Enfin, cette saison finit en beauté avec l’épisode «  The Hobbit », un épisode un peu effacé par la trilogie précédente, mais qui offre une histoire désopilante sur la fixation sociétale constante de l’image du corps de la femme que Wendy Testaburger essaie de défendre, et où Kanye West tente de prouver au monde entier que sa fiancée n’est pas un hobbit. Comment conclure South Park d’une manière plus saugrenue? Une fin qui offre des références pop/culturelles incroyablement drôles et déraisonnables, ainsi qu’un magnifique développement de personnages souvent ignorés.

Ainsi, cette dix-septième saison de South Park, malgré quelques inconstances, ne déplaira certainement pas aux fervents fans de la série, possédant des punchs et des blagues à la hauteur de ses débuts.

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Denis Lalumière
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Fondateur du site web Cinémaniax en octobre 2006 et grand fan du divertissement au grand écran. Je trippe cinéma depuis que ma mère ma emmené voir Superman : Le Film et E.T. L'Extra-Terrestre et que mon père ma fait découvrir Aliens, Back to the Future, Beetlejuice et Predator. J'adore les films de super-héros, de science-fiction et surtout… Transformers.